Archéomed, l'archéologie en milieu éducatif

Archéomed, l'archéologie en milieu éducatif

Babylone sort des sables au collège Louis Armand ( Marseille )

"Babylone sort des sables"

janvier - avril 2008

Exposition des travaux des élèves du projet "Sur les traces de nos ancêtres" au collège Louis Armand ( Marseille )

pour en savoir plus sur ce projet, cliquez sur le lien suivant :

http://archeomed.blog4ever.com/blog/lirarticle-73658-534615.html

Après avoir réalisé un fac similé de grotte préhistorique au 1er trimestre, les élèves de 6ème 2 ont fait revivre la ville antique de Babylone avec l'aide de leurs professeurs d'Arts Plastiques ( Mme Thyss ) et d'Hist-Géo ( M. Rossi )

Le projet de réaliser une maquette de Babylone était très ambitieux et il a fallut nous résoudre à seulement la faire sortir des sables...

1) des recherches préalables :

les élèves ont fait des recherches à l'aide d'internet et de documents tirés de la superbe encyclopédie Tout l'Univers sur la vie des Babyloniens, leurs croyances et l'architecture de Babylone. Puis ils ont travaillé plus précisément sur la porte d'Ishtar, monument le plus emblématique de la ville.

2) Réalisation de la 1ère maquette : La porte d'Ishtar :

Chaque élève a choisi son binôme avec lequel il a réalisé à l'aide de patrons établis progressivement avec les enseignants une maquette de la porte d'Ishtar.

Bien sûr, le complexe monumental original a été très simplifié et la réalisation se limite à une seule porte.

Ils ont appris à utiliser le cutter pour découper les cartons de récupération, matériaux de base de la maquette par souci d'économie et bien sûr d'écologie...

Par souci de précision, cette production a été réalisée avec le souci de l'échelle : 1 cm = 1 m.

Une fois construite, les élèves ont aussi réfléchi à la couleur car il fallait bien sûr essayer de rendre la beauté de Babylone. Ils ont mélangé les couleurs pour atteindre le bleu des décors émaillés et ont utilisé pour certains qui l'ont apporté de la peinture à base d'or pour faire les décors.

Pour les décors, une gomme découpée servait de pochoir.

Les élèves ont réparti leurs portes d'Ishtar sur le site de Babylone reconstitué sans réel souci de coller au plan originel pour que chacun puisse montrer son travail.

3) les autres maquettes.

Grâce aux savoir-faire acquis pendant la réalisation de leur "porte d'Ishtar", les élèves se sont répartis en groupe de 4 - 5 ayant chacun en charge une réalisation de la Babylone antique :

_ la ziggourat

_ les jardins suspendus

_ le palais de Nabuchodonosor

_ les remparts

_ les décors émaillés

La méthode utilisée reprit celle de la "porte d'Ishtar", recherche / documents / patrons établis progressivement, les élèves cherchant avec l'aide de leurs professeurs à retranscrire la réalité de la manière la plus satisfaisante.

Des résumés de recherche formaient la base de ce travail :

 

Le projet était trop ambitieux et il a fallu accepter que certaines réalisations n'arrivent pas à leurs termes. Ainsi, le temple de Mardouk fut abandonné et le palais de Nabuchodonosor se résuma à quelques murs. De plus, l'échelle utilisée imposait un trop grand espace pour exposer les maquettes.

Les photos suivantes montrent les détails des différentes productions :

la ziggourat :

les jardins suspendus :

les décors émaillés : dragon et lion 

et une vue d'ensemble où l'on peut voir les différents éléments, les remparts et les restes du palais de Nabuchodonosor

4 ) l'exposition

Les élèves ont réalisé eux-même l'exposition dans le couloir principal du collège.

Pour contourner le caractère incomplêt de la maquette, l'idée est venue de faire sortir Babylone des sables. De plus, cela rajoutait de la poésie à ce travail. Ce n'est pas la vraie Babylone mais celle que les élèves ont retrouvé sous le sable après des millénaires d'oubli !

Chacun a ammené du sable et le collège a fournit un sac de 20 kg de sable à façade pour complêter le décor.

Pendant que la moitié de la classe avec le professeur d'Arts Plastiques mettait en place l'exposition, l'autre moitié avec le professeur d'Histoire réalisait des affiches pour présenter leur travail.

En voici quelques unes :

5) L'évaluation :

Comme au 1er trimestre, l'activité "patrimoine" est nôtée et a sa place dans le bulletin des élèves.

L'évaluation prend en compte les différentes activités du second trimestre :

*2 recherches, chacune coefficient 1

critères : précision, images, utilisation des TICE, réflexion personnelle

*2 productions plastiques, chacune coefficient 1

critères : respect des traces historiques, utilisation des outils et méthodes, réalisation plastique.

6 ) Perspectives :

L'exposition a un caractère temporaire. Nous espérons seulement pouvoir la reconstituer au forum archéologique d'Arles. Les élèves récupèreront leurs productions en fin d'année.

Par contre, le travail sur Babylone en Patrimoine servira de base à la séquence d'Education Civique sur "les enjeux du patrimoine et de sa conservation" en fin d'année. En effet, les ruines de la ville antique, dans le contexte de la guerre actuelle en Irak, sont menacées.

Pour plus d'informations sur les problèmes du patrimoine irakien, le lien suivant tiré du site de France 2 peut servir de base.

http://cultureetloisirs.france2.fr/patrimoine/actu/36371336-fr.php

On peut aussi envisager un travail en lien avec l'exposition "Babylone" au musée du Louvre. Pour tous les détails, cliquez sur le lien suivant :

http://mini-site.louvre.fr/babylone/FR/index.html

Voilà pour Babylone c'est fini, place au 3ème trimestre à notre projet suivant : la villa gallo-romaine !

N'hésitez pas à laisser vos commentaires ou à poser vos questions par mail à l'adresse suivante :

rossilouisarmand@yahoo.fr

Guillaume Rossi



11/04/2008
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